Aventure

En camping à Freissinières

Je m’aperçois que cela fait presque un mois que je n’ai pas donné de nouvelles… Rien de nouveau dans ma recherche de maison, par contre j’ai maintenant quitté Savines-le-Lac et me suis installée au camping de Freissinières. J’avais le projet de bouger de lieux au cours de l’été mais étant donné mon chargement, je pense que je vais y rester un certain temps, j’ai gardé trop d’affaires avec moi… Cela dit, je suis bien placée, car dans un petit camping bien ombragé, au bord d’une rivière, La Byaisse, et à mi-chemin entre Briançon et Embrun, le secteur que je privilégie pour trouver une maison.

Depuis que je suis ici, j’ai fait trois belles randonnées en montagne : le lac des Béraudes (dans la vallée de Névache), le Puy Vacher (au-dessus de la Grave) et le clos Laffont depuis le camping. Voici quelques photos pour vous y transporter…

Lac des Béraudes :

J’ai retrouvé un couple d’amis du Jura, qui a eu il y a déjà quelques années, un accident de moto, et lui a un pied qui a été amputé de la moitié, et après quelques marches dans le Jura, c’est sa première grande randonnée avec 500 m de dénivelé, un test en quelque sorte… la réussite fut pleine. Il est arrivé au lac sans problème et a pu faire la descente relativement confortablement, c’est ce qui est le plus dur pour lui. J’étais vraiment heureuse de pouvoir participer à ces retrouvailles avec la montagne, qui plus est, avec une montagne dans toute sa beauté !

Puy Vacher :

Je démarre ma marche en début d’après-midi malgré la chaleur, et juste un peu plus haut, je rencontre un homme qui me pose des questions sur l’itinéraire et se propose de m’accompagner un moment sur le chemin. J’accepte volontiers, cela changera de mes randos en solitaire. Nous montons tranquillement, empruntant de temps à autre la piste des VTT car la signalisation n’est pas claire, mais ce n’est pas une bonne idée car le sentier monte très raide et c’est un peu risqué étant donné la vitesse de certains VTTistes. Toutefois nous ne croiserons personne et là encore la montagne accompagnée de ces gros cumulus sculpte des paysages grandioses.
Merci à ce Laurent, ce fut un moment de partage agréable !

Clos Laffont :

En débutant la montée, je n’avais pas prévu de grimper jusqu’au Clos Laffont, d’autant que je me sentais les jambes lourdes et fatiguée et peinait à marcher. Le sentier était partiellement envahi par les grandes herbes mouillées de la pluie récente et la végétation abondante par toutes les précipitations du printemps. Puis m’élevant peu à peu dans la forêt de mélèzes où le sentier était plus dégagé, je commençais à prendre le rythme, épingle après épingle, et bientôt, il n’y avait plus aucune fatigue et je continuais donc jusqu’au Clos Laffont. Et là, la brume et le soleil jouaient à cache-cache sur la montagne découvrant des paysages insolites. J’ai eu aussi la joie d’entendre une marmotte siffler, alors que toutes ces dernières années, je n’en avais ni vues, ni entendues. Il est vrai que les moutons et les patous n’étaient pas encore arrivés jusqu’au pâturage.

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